Snif, c’est déjà la dernière émission de l’année. Aurélien, nouveau membre du crew déjà responsable de plusieurs chroniques sur le blog, vient nous prêter main forte pour l’occasion. Pas de panique, on se retrouve en septembre prochain, toujours le même jour à la même heure sur Radio Campus Orléans !
PLAYLIST
Birds In RowActus Fidei (EP : “Rise of the Phoenix”)
ColiseumBlind In One Eye (album : “House With a Curse”)
VenturaWhy Are You Not a Coin (album : “We Recruit”)
Youth AvoidersDestination Anywhere (demo)
Paper MonstersStillwell Angel (album : “Strong Guys”)
Thrashington D.C.Flee the State (album : “Let Your Body Talk”)
Social SquareWalk In Your Shoes (EP : “It vs. You”)
MicrofilmDevant nous, rien (album : “The Bay of Future Passed”)
SunpowerRedneck Talk (album : “Bondage”)
Polémix & La Voix OffWoerth sonne la retraite (extrait de leur podcast)
Lost BoysFake Scars (split avec Sunpower)
United NationsPity Animal (compilation : “MMX: The Deathwish/Malfunction/Six Feet Under Spring Sampler”)
Bitter EndUnjust (compilation : “MMX: The Deathwish/Malfunction/Six Feet Under Spring Sampler”)
top Last.fm/group/PPandM : Mutiny On The BountyCall Me Cheesus (album : “Danger Mouth”)
LackPrimo Levi (album : “Be There Pulse”)
MORCEAU (MERDIQUE) DE FIN : Edouard Nenez et les Princes de BretagneConnards en camping-car
Tentaculation #108Play Now | écoutes + téléchargements : 282
Vous avez dû le remarquer en suivant notre Flickr : les Burning Heads nous envoient régulièrement des nouvelles de leur mois de tournée aux USA. A l’heure où sont écrites ces lignes, les punk rockeurs de “Old Orléans” rendent visite à la Nouvelle Orléans, au Dragon’s Den. Il reste quelques dates, et sûrement une belle série de photos aussi…
27
juin
10
dim 27/06/2010 – The Patriotic Sunday @ l’Atelier – ORLEANS
dimanche 27 juin 2010 THE PATRIOTIC SUNDAY(indie pop / Nantes)
l’Atelier
203 rue de Bourgogne
Orléans (45)
18h30
entrée gratuite
orga : PP&M / l’Atelier
On ne le répétera jamais assez : chez PP&M, on aime la pop, mais quand elle est bien faite et pas chiante. Besoin d’un bon exemple pour illustrer notre propos ? Alors pour finir la saison sur une note douce et ensoleillée, on vous invite à un apéro-concert du dimanche, en partenariat avec l’Atelier…
Depuis deux albums déjà, Eric Pasquereau (chanteur-guitariste du groupe noise rock Papier Tigre) s’adonne à la pop avec The Patriotic Sunday. Projet solo à l’origine, c’est maintenant avec trois musiciens (dont les deux autres Papier Tigre, tiens…) que The Patriotic Sunday prend forme sur scène, pour jouer une musique aussi mélancolique qu’entraînante. Entre deux tournées mondiales avec Papier Tigre, la bande de nantais baisse le volume des grattes au profit d’arrangements très classe, notamment au clavier : on pense à du vieux Radiohead, mâtiné d’un peu de Herman Düne, ou même au dernier album en date de Cursive (ça, c’est pour les connaisseurs). Miam miam…
Birds In Row fait partie de ces groupes de la scène underground française dont la démarche force le respect, et dont l’approche du punk hardcore se révèle être particulièrement aboutie et cohérente. Un premier EP quatre titres au format vinyle, une pochette sérigraphiée maison, on est dans le DIY pur et dur, j’adore déjà, et ce avant d’écouter !
Côté line-up, on retrouve deux anciens membres du quatuor lavallois Sling69. Au niveau de la voix, pas de grosse surprise en somme : un chant hurlé, efficace, qui vient des tripes, mais qui mériterait parfois d’être d’avantage mis en valeur. Sinon Birds In Row c’est : une basse furieuse, de la lourdeur, de l’émotion, la claque quoi ! J’ai pas encore eu la chance de voir les mecs en live, mais doux Jésus ça doit sérieusement envoyer du bois !
L’épique Actus fidei, qui clôture la galette démontre un talent certain pour la composition et la maîtrise des ambiances contrastées. Cet ultime morceau transpire la sincérité et la passion. Ni plus ni moins. Les trois gars en veulent, ça s’entend et ça se sent. Ça promet pour la suite c’est clair, surtout qu’à ce qu’il se dit, un album est prévu pour bientôt…
Je sais, normalement on se doit d’être objectif ! Mais comment être objectif avec un groupe comme Defeater, qui après un album et une demo met toujours tout le monde d’accord ? Les coreux de Boston avaient déjà foutu une claque (même un poing dans la gueule) à tout le monde avec Travels. A croire qu’ils mettent un point d’honneur à sortir des trucs de fou juste pour énerver les gens. C’est vrai, c’est énervant tant de talent. Des compos équilibrées comme il faut, un frontman impeccable, un batteur qui en fout partout mais qui est super efficace… un concentré de subtilité et de colère.
Dès la première note de The Red, White, and Blues on serre les dents, et ce pendant tout l’EP. C’est pas forcément méchant au niveau des instrus, comme par exemple le très beau titre A Wound and Scar qui commence tout doux, limite post rock, et qui monte jusqu’à un espèce de The Mars Volta, pour redescendre low-tempo comme le début. Seule faute de goût selon moi (et qui n’est pas partagée par tous) : la petite guitare qui fait des solos sur le joli Beggin’ In the Sun. Parlons aussi un peu du concept ! Cet EP raconte dans sa totalité les périples d’un afro-américain (le même que dans Prophet In Plain Clothes sur Travel) à partir de son enrôlement pour la second guerre mondiale jusqu’à son retour.
Je vous avais prévenu dès le début : aucune objectivité dans cette chronique. Si vous avez aimé le superbe Aggression de Verse (R.I.P. snifff…), alors là… mais plongez dedans les yeux fermés ! Et quiconque critiquera Defeater se fera casser la gueule par moi !